
Prenez le "Larousse Sélection du Reader's digest".(Édition 1974).
Au tome 2, les éminents spécialistes Albert Dauzat, professeur à École pratique des hautes études et Charles Rostaing, professeur à la Sorbonne, présentent, sur 209 grandes pages, le Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France.
Source fort sérieuse donc, où l'on trouve, " Eyragues, B.-du-Rh. (Airaga 1094) : nom d'homme lat. Arius et suff. -acum, -aca..."(page 1783)
Ainsi le nom de notre ville (village) viendrait d'un certain Arius, sûrement pas l'Arius prêtre, condamné pour hérésie, (voir Le Journal d'Eyragues du 9 octobre 2009), mais plutôt quelque Romain.
Peut-être un de ces soldats des Légions qui, après vingt ou trente ans de "bons et loyaux services", se voyaient attribuer une terre, en Provence par exemple, où ils venaient s'installer et construire une "villa" ...
Ou bien un riche patricien bâtissant une plus riche villa sur son vaste domaine...
Alors, sous Eyragues (comme sous Glanum), si l'on fouillait, fouillait... trouverait-on trace de cette hypothétique "villa", de ce Romain, de cet Arius qui aurait donné son nom au lieu, donc au village, au premier, deuxième ou troisième siècle de notre ère ?
Peut-on ignorer cette 3ème hypothèse pour étymologie du nom du village (après "aire d'eau", l'officielle, "vent et eau", d'Isidore Gilles ?
Faut-il croire que les deux savants cités ci-dessus sont dans l'erreur ?
Personnellement, cet Arius-là m'est fort sympathique !
André BONAFOSLibellés : blog